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La France Mutualiste

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Le général Christophe Gomart a notamment commandé le COS (Commandement des Opérations Spéciales).
Après trente-cinq années passées au service de la France, il relate aujourd'hui l'univers des Forces Spéciales.
Dans l'article rapporté ci-dessous avec son aimable autorisation, il y souligne aussi le comportement, trop souvent décrié, de nos soldats en territoires extérieurs. (voir in fine.)

« On a trop souvent écrit que les militaires français affichaient des sympathies sélectives pour les belligérants. Ceux qui se trouvaient sur le territoire de la Croatie auraient été pro Croates, d'autres auraient éprouvé des sentiments pro Serbes, le cœur de certains auraient penché pour les musulmans bosniaques. Tel n'est pas mon point de vue.

Nous étions soldats français au service des Nations Unies. Bien sûr, c'est une tradition que tout le monde lui reconnaît, le soldat français est fondamentalement proche des gens auprès desquels il vit. Parce qu'il n'a pas peur d'eux, il les écoute. En entendant leurs complaintes, il comprend leur souffrance. Il serre la main
à chacun d'eux, quel qu'il soit. Normal : il est là pour servir, pour protéger de la barbarie et de la mort les populations auprès desquelles il a été envoyé par ses compatriotes.

Je me suis toujours étonné de voir à quel point un soldat français sait s'intégrer auprès des populations, dialoguer avec elles. J'en connais d'autres, les Américains pour ne pas les nommer, plus prompts à se retrancher derrière des bastion halls, ces remparts provisoires faits de sable de cailloux et de terre.

Je me souviens d'un épisode qui m'a particulièrement marqué en Afghanistan une douzaine d'années plus tard. Alors que nous assistions à une choura, assemblée locale où se discutent des points à résoudre (foncier des entreprises militaires, circulation civile, ouverture des marchés etc.), l'un d'eux vint me proposer de me laver les mains avec une solution hydroalcoolique, juste après avoir échangé des poignées de main avec des notables afghans.

Une autre fois, j'ai vu toute une délégation otanienne, chacun de ses membres étant équipé de son casque, de son gilet pare-balles et de ses lunettes de combat, au contact d'une population en tenue protocolaire.

La prudence est mère de toutes les vertus, mais il n'y a rien de tel pour se mettre une population entière à dos.

La qualité du soldat français est de savoir être proche des populations afin de conquérir les cœurs, pour établir des relations aussi sereines que possible.

Et aussi, c'est vrai, recueillir du renseignement ».


"Soldat de l'ombre", au coeur des Forces Spéciales, du général Christophe Gomart, avec Jean Guisnel. (Tallandier).