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Cartes de vœux

Evolution des cartes de vœux de l’AAAG

L’AAAG envisage de changer la présentation de ses cartes de vœux et pense qu’il serait sympa de faire appel à l’imagination de tous afin de trouver la ou les meilleures idées, voire la plus originale…

Alors, à vos crayons, photos, peintures…

Vous avez jusqu’à la fin octobre pour nous faire parvenir votre projet…

Fermeture de l'Amicale

Pour cet été l'Amicale est fermée du vendredi 9 juillet 2021 au lundi 23 août 2021.

Les mails, le téléphone et le courrier sont relevés normalement.

Vous pouvez nous faire parvenir vos réservation pour le repas du 25 septembre.

Espérant vous retrouver en bonne santé à la rentrée.

Portez-vous bien.

Le Bureau

La France Mutualiste

Prochaine permanence de France Mutualiste à l'Amicale mardi 6 juillet 2021.
Sur rendez-vous

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Cent ans après, la Grande Guerre interpelle encore chacun de nous.
Ce fut un affrontement gigantesque qui marqua profondément les hommes dans leur corps et dans leur esprit.

En France, l'aéronautique militaire naissante paya un lourd tribut : 1900 tués ou disparus, 2950 blessés, chiffres à mettre en perspective avec les 13 000 aviateurs que comptait l'armée en 1918. A la fin des hostilités, de nombreux aviateurs se lancent dans la promotion de l'aviation commerciale et le développement de l'industrie aéronautique. C'est la période des premiers meetings, des vols d'essai et des projets audacieux de liaisons aériennes continentales puis mondiales. Mais les accidents sont nombreux ainsi que leurs victimes.
Les aviateurs, blessés en service aérien militaire ou civil après la guerre, se retrouvent alors dans les hôpitaux aux côtés des aviateurs blessés à la guerre. Beaucoup d'entre eux se sentent isolés, voire abandonnés moralement, loin de leur famille et de leurs amis. De nombreuses associations se créent à la fin de la guerre, mais elles les ignorent.
Hospitalisé de longue durée au Val-de-Grâce à la suite d'un accident survenu lors d'un meeting en 1922, le capitaine René Charles a l'idée de regrouper tous les aviateurs blessés qui ont besoin d'être soutenus moralement et matériellement.
C'est ainsi qu'en 1926, il crée pour ces blessés un groupement appelé "Les Ailes Brisées". Peu de temps après, l'entraide est étendue aux veuves et aux orphelins.
L'un des membres fondateurs, le sergent mécanicien Robert Solignac écrivit « Aviateurs avant tout, imprégnés de cet appel qui les a conduits à l'aviation, de cet esprit acquis sur le terrain, les invalides de l'Air décidèrent de rester groupés... Ils continueront à redonner espoir à celui qui croit avoir tout perdu en perdant l'une ou l'autre  partie de sa chair »
Reconnue d'utilité publique en 1928, l'association élargit ensuite son domaine d'action à toute l'aéronautique civile et militaire. Elle englobe progressivement l'armée de l'Air, l'aviation commerciale, l'aéronautique navale, l'aviation légère de l'armée de Terre, les aéroclubs et plus récemment les parachutistes civils et militaires. Ainsi, plus de 90 ans après, alors que d'autres associations ont disparu du paysage de la bienfaisance aéronautique, l'association "Les Ailes Brisées" est-elle toujours présente et son but n'a pas changé : apporter une aide morale et matérielle au personnel navigant des aviations civiles et militaires et aux parachutistes victimes d'accidents aériens dans l'exercice de leur métier, ainsi qu'à leurs familles, leur redonner espoir et se souvenir... Aujourd'hui, comme hier, l'action des Ailes Brisées, présidée depuis 2014 par le général d'armée aérienne (2s) Jean-Pierre Martin, s'inscrit dans quatre directions.
Aider
Lors d'un accident aérien, les Ailes Brisées interviennent immédiatement pour apporter un secours financier et un soutien moral aux blessés, ou en cas de décès, aux familles.
Les blessés et les familles peuvent alors devenir membres bénéficiaires. Leur nombre s'élève aujourd'hui à plus de 1 600 personnes dont plus de 220 orphelins.
Les conjoints peuvent bénéficier, durant toute leur vie, de secours financiers adaptés aux situations difficiles, d'allocations dépendance, de prêts sociaux, de mise à disposition d'appartements de vacances à la mer et à la montagne... Les orphelins peuvent bénéficier jusqu'à leur entrée dans la vie active d'allocations scolaires, de bourses d'études, d'aides aux vacances...
Combattre l'isolement
Il s'agit de maintenir les liens entre le siège de l'association et les membres bénéficiaires notamment grâce à l'action des délégués régionaux. Ces délégués bénévoles assurent la relation de proximité en organisant régulièrement rencontres, voyages et manifestations d'amitié.
Se souvenir
Autre mission des Ailes Brisées : conserver et honorer le souvenir des morts de l'aviation et du parachutisme. Cela se traduit par la participation à des projets relatifs à la mémoire ou par le rassemblement de la communauté aéronautique civile et militaire lors de cérémonies commémoratives.
Être solidaire
Les Ailes Brisées soutiennent aussi de nombreuses associations ou fondations aéronautiques dont l'objet social est similaire. Elles apportent parfois leur concours à des institutions dont les crédits budgétaires sont insuffisants pour l'accomplissement de leur plan de charge, dès lors que la famille aéronautique est concernée.
Ainsi, au fil des ans, les membres bénéficiaires et les membres de soutien ont-ils formé une véritable famille unie par l'entraide, le combat contre l'isolement, le souvenir et la solidarité envers toute la communauté aéronautique.
Depuis plus de 90 ans, les Ailes Brisées, c'est l'histoire d'une famille, l'histoire d'une aventure humaine empreinte de souffrance, mais aussi d'espérance.

Reproduction, avec l'aimable autorisation de l'Association de Soutien à l'Armée Française, de l'article de Michel Caplet, délégué régional et historien des Ailes Brisées et René Perret, président d'honneur des Ailes Brisées. Article paru sur le hors série N° 10-2020 de l'ASAF consacré à l'aventure spatiale française depuis 1945. Avec nos remerciements.