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Le Bureau

La France Mutualiste

Prochaine permanence de France Mutualiste à l'Amicale mardi 2Juin 2021.
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En 1972, pilote polyvalent à la 8ème escadre, je dois effectuer un vol sur Dassault 315 vers Saint-Dizier.

En cette fin octobre la météo ne s’annonce par fameuse. Pour un décollage au lever du jour, c'est un vrai temps de Toussaint de l’époque : pluie, crachin, forte humidité.

Le jour se lève. Au pied de l’avion, le mécanicien qui m’aide également comme co-pilote, et moi décidons de partir. La clearance et la mise en route nous étant accordées, nous roulons.

Contre la buée, le mécanicien joue du chiffon pour assurer la visibilité. Nous sommes bien axés sur la ligne jaune quand, 80 mètres plus loin, nous entendons un boum ! Le mécanicien regarde de son côté et aperçoit une déchirure dans le bord d’attaque d’environ 40cm : nous avons percuté le mât des couleurs de la Base, le plan de vol est annulé !

Bientôt, mètre en main, on vérifie la distance entre la roulette de nez et le mât : 5cm à droite de la ligne jaune et la déchirure est à environ 2 mètres du bout d’aile, ça ne pouvait pas passer !

Dès son arrivée, le commandant d’escadron très étonné de me voir là souriant, presque riant, lui annonçant l’incident, me dit :
« Comment vais-je annoncer cela au Colonel ? » Après une heure d'absence il revient : « Le Colonel m’a chargé de vous mettre un motif pour détérioration de matériel… ! »

Bien décidé à me défendre, je demande à être reçu par le colonel, mais ce dernier ne daigne pas me recevoir. Après avoir discuté ferme avec mon commandant, je lui fais part de mon désir d'en rendre compte à la 3ème Région de Bordeaux.

Le commandant repart vers le PC, revient 30 mn après et me dit : « Ce n’est pas vous qui avez le motif mais le commandant des MSP qui n'a pas fait replier le mât après les couleurs. »

L’avion a été réparé rapidement au GERMAS. Mais sur la base ce fût une traînée de poudre et lors de la cérémonie du mois suivant, les commentaires allaient bon train.

Par la suite le mât fut déplacé afin que les avions avec une envergure plus grande qu'un Fouga ou un T 33 puissent passer.

À cette époque, les "grandes couleurs" mensuelles avaient lieu sur le parking de l'escale. Compte tenu du problème causé, elles ont été déplacées à son endroit actuel.

Christian Pileaudeau