Actualités

Fermeture de l'Amicale

Pour cet hiver l'Amicale est fermée du mercredi 21 décembre 2022 au lundi 2 janvier 2023.

Les mails, le téléphone et le courrier sont relevés normalement.

Passez de bonnes fêtes de fin d'année.

Lire la suite...

La France Mutualiste

Prochaine permanence de France Mutualiste à l'Amicale mardi 17 janvier 2023.
Sur rendez-vous

Lire la suite...

Contact Bordeaux Métropole

Notre nouveau contact sur Bordeaux et environ.

Monsieur Jean RIGUET

0636478566

nano.riguetATorange.fr

Évacué des Miquelots : Philippe Mouly

Depuis quelques jours notre fille et son compagnon sont en vacances à la maison. Ce lundi 18 juillet, en sortant de la piscine de Gujan, ils nous appellent angoissés
en répercutant l’ordre d’évacuation reçu sur les réseaux sociaux.
Je me connecte sur le site de la Mairie et lis « Évacuation immédiate du quartier des Miquelots / Portes de l’Océan et de Pyla sur Mer ». Résidant aux Miquelots, cela ne nous concerne pas car si cela est écrit en bon français, le « / » indique bien une précision dans la définition de la zone concernée ! Mais prudent de nature, nous commençons à préparer nos valises.
Notre fille et son compagnon partent chez des amis à eux. Un camarade de l’association se propose de nous accueillir. Merci à lui ! Vers 18h, premier tour du quartier où il
reste encore du monde : les voisins sont comme nous dans l’attente d’un passage des forces de l’ordre. A 20h, deuxième petit tour : c’est encore plus calme que lors du confinement : les maisons sont closes et l’absence de voitures démontre le départ des occupants.
Diverses voitures de secours (pompiers, police) passent sur le boulevard des Miquelots sans pour autant s’arrêter pour me demander ce que je fais là !
Nous mangeons tranquillement. Vers 22h, étant en train d’arroser (avec l’eau du puits !) le jardin, j’aperçois un énorme nuage noir s’élevant au-dessus des arbres. La décision s’impose d’elle-même : nous devons partir !
J’en informe les voisins plongés dans l’expectative. Le temps de rassembler et charger les affaires dans la voiture, le nuage est sur nous et c’est dans une atmosphère grisâtre que nous atteignons notre lieu de repli à Gujan. Au sortir de notre rue, contrôle de police : cela rassure ! Cela fait très bizarre de voir l’éclairage public se distinguer comme dans du brouillard !
Les jours passent sans nouvelles rassurantes. Heureusement, les forces de l’ordre nous autorisent à faire un tour à notre maison : elle est comme nous l’avons quittée. Le
lendemain, samedi 23, nous pouvons enfin retourner chez nous. Le cauchemar prend fin.

Évacué de Cazaux : Willy Chiale

Tout dire… Tout le monde a vécu des choses différentes ! Pourtant, on ne pouvait pas s’abstenir d’en dire quelques mots. Il faisait chaud, même très chaud… Certains ont eu chaud, même très chaud… Certains ont eu peur, même très peur… Certains n’ont pas eu de chance… malgré le travail extraordinaire fourni par les « pompiers », les forces de l’Ordre qui ont protégé les habitations.
A Cazaux, nous avons été évacués : il faisait jour, vers 15 heures. Départ en catastrophe, pour nous en voiture avec une trousse de toilettes, même pas de pyjama.
Dès l’avis de confirmation par téléphone et par des gens passant dans les rues, il fallut partir et dans l’esprit de tous les habitants, la grosse question « que va-t-on retrouver à notre retour ? »
Long convoi de voitures des Cazalins fuyant leur domicile, par obligation : les forces de l’ordre et municipalité vérifiant le départ effectif des habitations. Mais chapeau pour l’organisation policière ; malgré le terrain, celles et ceux qui assuraient la sécurité et qui pourtant ne connaissaient pas la région (renfort) agissaient avec doigté, compétence. Arrivé à un carrefour encombré, une gendarme nous a donné à choisir à aller à droite en direction de la Base aérienne qui nous avait ouvert ses portes pour quitter le piège qu’était devenu Cazaux (ciel voilé rouge/noir, nuages noirs énormes) ou à gauche grosse file de voitures. Nous choisissons « à gauche » vers La Teste, notre famille d’adoption étant aux Miquelots : on nous a ouvert la voie.
Notre choix nous a permis, étant bloqué à 800 mètres d’un immense feu, de voir de près, même très près le travail de 6 Canadairs lançant leur cargaison à vraiment très basse altitude : Chapeau les pilotes.
Et puis, 3 jours après vers 23 heures, nous avons été évacués une nouvelle fois sur Gujan-Mestras.
Nous sommes rentrés chez nous au bout de 10 jours d’absence, maison intacte (merci à Tous).
Mon épouse, peinée de voir son jardin complétement desséché (elle a la main verte), frigo et congel à nettoyer. La vie et le courage reprend son cours : Anne-Marie pense déjà à planter de nouvelles fleurs.

Landes du Landiras

N'oublions pas les habitants du Langonnais qui, près de l'immense brasier des landes du Landiras, ont été nombreux à subir l'angoisse du foyer évacué. Mais ici comme là, tout s'est généralement bien passé à l'aller comme au retour. Compte tenu des difficultés et de l'ampleur des évacuations, l'organisation… c'était pas si mal. Merci à tous, pour le dévouement des organisateurs et le civisme des évacués.

LR