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Française pionnière de l'aviation, inventrice, sportive, alpiniste, infirmière et journaliste

Marie Marvingt  : l'extraordinaire méconnue ! 

Ah Marie ! Il est vraisemblable que tu aurais, sous d'autres cieux, fait exemples du courage et du patriotisme que l'on se doit d'enseigner dans les écoles d'une Nation… Avec tous ceux qui font revivre ta mémoire, notre petit périodique va donc humblement te consacrer plusieurs pages. Sois assurée de notre reconnaissance et de notre plus grand respect, dus ô combien, à une sacrée Nana !

Georges Billa

Marie Marvingt est née le 20 février 1875 à Aurillac (Cantal) et décédée le 14 décembre 1963 à Laxou, dans la banlieue de Nancy.
Pionnière de l'aviation, inventrice, sportive, alpiniste, infirmière et journaliste, elle est surnommée :
"La fiancée du danger".

Marie Marvingt

Avant la Première Guerre mondiale, elle se fait connaître par ses multiples exploits dans des disciplines sportives plus ou moins à risques comme l'alpinisme, le cyclisme, le tir sportif, la natation et de nombreux autres sports, notamment d'hiver.
En 1908, officieusement, elle est la première femme à terminer le Tour de France, après avoir essuyé le refus des organisateurs. La découverte des sports de l'air est une révélation : aéronaute puis aviatrice, elle est l'une des premières femmes à voler seule et la première à traverser la Manche du continent vers l'Angleterre en 1909. L'année suivante, elle établit le premier record de la coupe Fémina.
Ambassadrice de l'aviation sanitaire, elle conçoit un prototype d'avion-ambulance qu'elle ne réussit toutefois pas à construire avant la Première Guerre mondiale.

Au cours de la Première Guerre mondiale, elle s'invite à deux bombardements avant de se voir émettre le refus officiel de l'armée. Contrainte de retourner à Nancy, elle devient infirmière et correspondante de guerre, puis décide de rejoindre le Front comme poilu !

Déguisée en homme avant d'être démasquée, elle y reste 47 jours !
Elle va alors utiliser ses talents de skieuse dans l'évacuation des blessés dans les Dolomites sur le Front italien.

Après la Première Guerre mondiale, elle reste journaliste et part vivre au Maroc où elle crée le premier lieu de formation d'avions sanitaires et reçoit la médaille de la Paix.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, faisant partie du service des infirmières pilotes, elle invente un type de suture chirurgicale minimisant le risque d'infection sur le champ de bataille.
Elle continuera le cyclisme et préparera son brevet de pilote d'hélicoptère jusqu'à sa mort à l'âge de 88 ans.
Comptabilisant trente-quatre décorations, elle est la femme la plus décorée de l'histoire de France mais reste très mal connue de la plupart des Français.

Biographie : Marie Félicie Élisabeth Marvingt naît à Aurillac le 20 février 1875. Son père Félix-Constant Marvingt (1827-1916), fonctionnaire des postes, et sa mère Élisabeth Brusquin Pallez (1840-1889) se sont rencontrés à Metz avant de se marier à Paris en 1861.
Le couple vit à Metz jusqu'à ce que la ville tombe sous le contrôle de l'Empire allemand en 1870. Muté à Aurillac, où il y naîtra leur fille Marie.
Les trois premiers enfants du couple, Louis, Charles et Eugène, sont tous morts dans leur petite enfance. Le cinquième et dernier enfant de la famille, lui aussi prénommé Eugène, a aussi une santé fragile.
Receveur des postes, son père est passionné de sports. Il initie Marie, dès son plus jeune âge, aux disciplines sportives qu'il aurait voulu enseigner à ses garçons.
Elle apprend à nager en même temps qu'elle apprend à marcher.
À 4 ans, elle nage plusieurs kilomètres quotidiennement dans la rivière Jordanne.
Avec son père, elle apprend donc, sans concession, les activités sportives… du billard à l'escalade !

En 1880, la famille Marvingt retourne en Lorraine, dans l'Empire allemand, probablement à cause des problèmes de santé d'Élisabeth, pour qu'elle se rapproche de sa famille restée à Metz. Marie y découvre l'enseignement dans une école chrétienne de la Miséricorde, dirigée par deux soeurs, les Desmoiselles Daurès. Elle apprend l'allemand à l'école et parle français à la maison.
Elle découvre le cirque au cours d'une sorties scolaire. Elle supplie son père de recevoir des leçons au cirque jusqu'à ce qu'il accepte. Elle suit une formation de funambule, trapéziste, jongleuse et cavalière avec le cirque Rancy : activités qui en font une gymnaste accomplie.
Sa mère Élisabeth meurt en juin 1889. La famille s'installe alors à Nancy, au no 8 de la place de la Carrière. Outre l'équitation apprise au cirque, Marie s'initie au vélo et scandalise les habitants peu habitués à voir une jeune femme à bicyclette. Son père, désormais retraité, s'implique totalement dans l'entraînement de sa fille : premiers exploits à 15 ans accomplissant le trajet de Nancy à Coblence en canoë par la Meurthe et la Moselle.
En 1897, un nouveau drame touche la famille Marvingt : son frère Eugène meurt d'une attaque cardiaque à l'âge de 19 ans. Marie s'investit encore plus dans l'entraînement et la compétition.
En 1899, elle devient l'une des premières femmes titulaires du certificat de capacité pour conduire des automobiles et participe plus tard à plusieurs courses dans le Sahara.
Elle obtient également une licence de lettres et s'inscrit dans plusieurs facultés. Elle étudie la médecine et le droit, apprend au passage 5 langues dont l'espéranto et obtient son diplôme d'infirmière de la Croix-Rouge.
Marie dort quatre à cinq heures par jour seulement et prévoit son emploi du temps à l'avance pour s'organiser plus facilement. Elle refuse catégoriquement de se marier ou de devenir mère. Dans son temps libre, elle rédige et publie des poèmes sous le pseudonyme de Myriel.
En 1904, elle participe à sa première course cycliste, de Nancy à Bordeaux et l'année suivante à une autre grande course routière : Nancy-Milan, puis Nancy-Toulouse en 1906. Les femmes n'étant pas autorisées à porter un pantalon et le pédalage s'avérant complexe en jupe, elle adopte la jupe-culotte pour améliorer ses performances.
Nageuse, elle est la première Française à accomplir les 12 km de la traversée de Paris à la nage, en juillet 1906, se classant quinzième au général et troisième féminine dans un temps de 4 h 11 min 23 s. Elle remporte la traversée de Toulouse dans un temps de 1 h 26 min 50 s, devançant ses plus proches poursuivantes de plus de trois minutes.
Juillet 1905. Marie Marvingt s'illustre aussi dans les nombreux sports de montagne. Elle est la première féminine dans la traversée Charmoz-Grépon en compagnie des guides Edouard et Gustave Payot, en dix-huit heures. Cet exploit et l'escalade de la difficile aiguille du Grépon lui vaut d'être mentionnée comme l'une des pionnières de l'alpinisme français dans le  magazine Fémina en septembre
1911. Elle gravit la Dent du Géant, la Dent du Requin, le Mont Rose, la Jungfrau, les aiguilles Rouges, le Wetterhorn (Cervin) ou encore l'aiguille du Moine.
En 1908, elle pose sa candidature pour participer au Tour de France cycliste. Devant le refus des organisateurs, la Lorraine de 33 ans aurait effectué le même parcours que les hommes en prenant le départ quelques minutes après eux et serait parvenue à terminer la compétition, comme 36 des 114 compétiteurs hommes.
Entre 1908 et 1910, elle remporte plus de vingt médailles d'or à Chamonix en ski, patinage artistique et patinage de vitesse, au concours de saut et en gymkhana sur glace.
Le 26 janvier 1910, elle remporte la première compétition féminine de bobsleigh, Coupe Léon Auscher.
Marie Marvingt est célèbre pour sa polyvalence et ses nombreux talents.
Décrite comme la "première sportswoman du monde", elle reçoit la grande médaille d'or de l'Académie des sports en 1910.
Ce sera la première et dernière fois que l'Académie distribue un prix "toutes disciplines". Dans l'édition du 15 avril 1913 de Lectures pour tous, Armand Rio la surnomme "la fiancée du danger".
Dans "L'Univers" du 23 avril 1913, l'abbé Delfour loue ses multiples talents : « Natation, cyclisme, alpinisme, aéronautique, aviation, équitation, gymnastique, athlétisme, escrime, jeux d'adresse, il n'est pas un sport où elle ne brille, et presque toujours au premier rang ».
En 1907, elle obtient le prix d'honneur de tir au fusil de guerre à 300 mètres et de tir à la carabine Flobert à des concours organisés par le ministère de la Guerre.

Georges Billa, Avec le concourt de wikipédia