Né à Limoges le 14 mai 1898, il restera au service de la France, de 1917 à 1957 et décèdera à l'âge de 82 ans, le 19 septembre 1980, à Neuilly-sur-Seine. Ses funérailles ont eu lieu dans la cour d'honneur de l’hôtel des Invalides.
Il est inhumé dans sa ville de naissance, au cimetière de Louyat à Limoges.

Première guerre mondiale.
Il s’engage dans les rangs de l’Armée Française et rejoint le 4e régiment de dragons en 1917 où il réussit le concours d’entrée de l’école d’officiers de Saint-Cyr.
En février 1918, l'aspirant Valin rejoint le 3e régiment de chasseurs d'Afrique. Il est gazé à la bataille de l'Aisne.
Après cette "grande guerre", sous-lieutenant au 16e régiment de Dragons en 1919, puis, en 1920, il passe un an à l'école de cavalerie de Saumur.
Promu lieutenant, il est affecté au 21e régiment de spahis marocains au Levant français puis rejoint le 22e régiment de spahis marocains au Maroc.
Avec cette unité, il participe à la guerre du Rif en 1925. Il rejoint l’année suivante à Rambouillet le 4e régiment de hussards dépendant de la quatrième brigade de cavalerie légère.

De la cavalerie à l’arme aérienne.
C’est en 1926 que Martial Valin choisit l’Armée de l’Air ; observateur en 1927 et pilote dès 1928, il se spécialise dans le bombardement et le vol de nuit, groupé, sans feux
et atterrissage dans le noir ou presque !
Capitaine en 1929, commandant d'escadrille, il entre en 1930 à l'État-major de la 12e Brigade Aérienne à Chartres (future BA 122) et rejoint ensuite le 3e bureau
de l’État-major de l’Armée de l’Air.
Nommé commandant, affecté à la 33e escadre aérienne en 1938, il vole en 1939 sur Potez 63. Il y sera blessé en service commandé, suite à un atterrissage forcé.
Affecté à la Mission Militaire Française à Rio de Janeiro au début de 1940, il rallie la France Libre, mais ne peut rejoindre le Royaume-Uni que le 26 mars 1941. Colonel, il
remplace le vice-amiral Muselier qui a commencé à former les Forces Aériennes de la France Libre dès juin 1940.
Il en devient le chef en juillet 1941.
Il crée aussitôt les groupes de chasse Île-de-France et Alsace, ainsi que les groupes de bombardement Bretagne et Lorraine.
Général de brigade aérienne en août 1941, il prend alors des responsabilités politiques, au Comité National Français en qualité de commissaire aux Forces Aériennes. Jusqu’en 1944, Valin réorganise successivement le transport aérien militaire français, puis, les unités de parachutistes, à cette époque rattachées à l’Armée de l’Air. Elles s'illustreront en Lybie, en Crète avant de participer glorieusement à la libération de la France.
Bravant l'interdiction du commandement allié, il participe à plusieurs missions de guerre. Ainsi, il prend part, le 4 août 1944 au bombardement de la "poche de Falaise", comme mitrailleur de queue !

Libération de Paris en août 1944.
Envoyé en France, Valin prend la tête de quelques milliers d'hommes des Forces Françaises de l'Intérieur, arrive à la porte d'Orléans aux côtés du général Leclerc et participe activement à la libération de Paris.
Promu au grade de général de corps aérien en 1945, il est nommé en mars 1946 chef de la Délégation Militaire Française au Comité d’État-majors des Nations Unies.
Il occupe après février 1947 le poste d’Inspecteur Général de l’Armée de l’Air où il demeure jusqu'en 1957.En 1961, le général Martial Valin, remet à la chanteuse résistante, Joséphine Baker, les insignes de la Légion d’Honneur et la Croix de guerre avec palme.
Par décret du 4 août 1954, le général Valin a été maintenu à vie, en 1ère section du cadre de l'État-major Général, ayant commandé en chef, devant l'ennemi.
Membre du Conseil Supérieur de l'Air de 1946 à 1968 et du Conseil Supérieur des Forces Armées en 1955, 1957 et 1959, il totalisait 5 000 heures de vol, dont 1 000 de nuit.

Grand-croix de la Légion d'Honneur le 30 juin 1949;
Compagnon de la Libération par décret du 7 juillet 1945.
Croix de guerre 1914-1918.
Croix de guerre 1939-1945 avec 3 palmes.
Médaille de la Résistance avec rosette.
Croix du combattant.
Croix du combattant volontaire.
Médaille interalliée 1914-1918.
Médaille commémorative de la guerre 1914-1918.
Médaille commémorative de la guerre 1939-1945.
Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre.
Médaille coloniale avec agrafe « Maroc 1925 ».
Médaille de l'Aéronautique.
Officier des Palmes académiques

Intitulés des décorations étrangères :
Commandeur de l'Ordre royal de Léopold avec palme (Belgique)
Croix de guerre 1914-1918 (Belgique)
Croix de guerre 1940-1945 (Belgique)
Commandeur de la Legion of Merit (États-Unis)
Chevalier commandeur de l'ordre du Bain (Royaume-Uni)
Ordre de l'Amitié des peuples (URSS)
Croix de guerre 1939-1945 (Tchécoslovaquie)
Grand Officier de l'ordre du Lion blanc (Tchécoslovaquie)
Commandeur de l'ordre de la Couronne (Yougoslavie)
Ordre de l'Armée populaire (Yougoslavie).